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Doctorant(e) - "Vers un bâtiment low-tech : caractériser et réduire les dépendances liées à la maintenance et à l'entretien du bâti face au changement climatique"
Institut Mines-Télécom · SAINT ETIENNE, Auvergne-Rhône-Alpes, France
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Rejoindre Mines Saint-Étienne , c’est s’engager dans une institution où la science et l’innovation bâtissent un avenir plus durable . Une école d’excellence où chacun a l’opportunité de révéler son plein potentiel et de contribuer à relever les défis de demain . Classée parmi les meilleures écoles d’ingénieurs en France et reconnue mondialement, notre école, membre de l’Institut Mines-Télécom, forme les talents de demain tout en contribuant activement à relever les grands défis industriels, numériques et environnementaux. Avec nous, vous intégrez une communauté de 500 collaborateurs, 2500 étudiants, et participez à un projet ambitieux : conjuguer excellence académique, recherche d’avant-garde et impact sociétal positif. L’Institut Mines-Télécom fédère les grandes écoles françaises autour des défis industriels majeurs, numériques, énergétiques et écologiques. Avec ses 8 Grandes Écoles publiques et 2 écoles filiales, il est le premier institut public dédié aux ingénieurs et managers. Ensemble, nous imaginons et construisons un avenir durable, en formant les acteurs qui façonneront les transitions de demain. Transitions numériques, écologiques, industrielles : les grands défis de notre époque sont aussi ceux de l’Institut Henri Fayol. Ici se mêlent Informatique, Sciences des données, Management, Sciences humaines et sociales, Génie environnemental pour penser les systèmes complexes de demain : territoires, entreprises, filières industrielles. 📊 Résilience, performance, durabilité… Nous développons et expérimentons en lien étroit avec les acteurs socio-économique pour répondre aux exigences des transitions actuelles. ✨ Une recherche interdisciplinaire à fort impact, où l’humain est toujours au centre. Cette thèse de doctorat sera rattachée au département Génie de l'Environnement pour les Organisations (GEO), membre du Laboratoire
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5600 Environnement Ville et Société (EVS). Pour répondre aux enjeux des transitions écologique, énergétique et industrielle, le département GEO accompagne les acteurs des territoires (acteurs publics et privés) vers une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et de résilience territoriale. Il s'attache ainsi à apporter des solutions nouvelles en matière d'analyse, de modélisation et d'évaluation environnementale des systèmes industriels et territoriaux dans un double contexte d'industrie des futurs et de villes et territoires soutenables. 🏠 Contexte Présentation du sujet Le changement climatique met en lumière, comme l'a fait auparavant la crise COVID, les vulnérabilités et liens de dépendance généralisée de nos modes de vie envers les infrastructures, les chaînes de valeur, et modes d'organisation économique et technique, éléments souvent déconnectés de l'usager final, de ses besoins et des conditions d'occupation. Pour le secteur du bâtiment, Cimerman (2023) évoque une tendance depuis plusieurs décennies de « simplification cartésienne » de la conception et de l'opération du bâti. Celle-ci se traduit notamment par le développement d'un imaginaire de « bâtiment-machine », se traduisant par une superposition d'éléments techniques complexes (chauffage, ventilation, climatisation), susceptibles d'être pilotés au travers d'outils informatiques et d'une gestion centralisée optimisée (Cimerman, 2023). Face aux enjeux posés par le changement climatique, deux voies opposées d'adaptation du bâti se dessinent. La première, actuellement dominante, consiste à prolonger cet imaginaire de « bâtiment-machine », rationalisable, mesurable et optimisable, et ce notamment au travers du développement du « smart-building ». Cette approche technosolutionniste apporte des réponses clés-en-main (capteurs, outils de pilotage centralisés, etc.) aux gestionnaires et usagers de bâtiments. Néanmoins, elle présente certains défis pour leur maintenance et leur entretien. Nous pouvons citer le recours massif aux nouvelles technologies, coûteuses, complexes, rapidement obsolètes et dont la fabrication repose en grande partie sur des ressources finies. Cela pose de plus les questions centrales des compétences, de la délégation du savoir et des outils associés à des opérateurs experts externes. En contrepoint à la première voie, une seconde approche, encore marginale, émerge : celle d'un « bâtiment low-tech ». Popularisée ces dernières années en France par Philippe Bihouix (Bihouix, 2014), la low-tech questionne le rapport à la technologie et aux différentes formes de dépendances qu'elle génère (Tanguy et al., 2023). Dans le secteur du bâtiment, l'application de cette démarche renvoie souvent à la dépendance à la ressource (énergie et matière) : repenser les usages, l'origine des matériaux (réemployés, biosourcés) ou encore la simplicité de l'équipement utilisé. Bien que nécessaires, ces travaux s'intéressent pourtant peu à d'autres formes de dépendances associées à la technique, au titre desquelles nous pouvons citer la dépendance aux savoirs et aux formes d'organisation sociale et économique qui conditionnent l'adéquation, la pérennité et l'efficacité des solutions proposées. Cette thèse offre ainsi une immersion concrète dans les questions d'adaptation du parc bâti au changement climatique par la « lowtech » à l'interface entre sciences de l'ingénieur et sciences humaines et sociales. Les compétences et l'expérience acquises trouveront une résonance particulière dans un secteur en pleine mutation, où la maîtrise des dépendances techniques, économiques et organisationnelles devient un enjeu central pour la soutenabilité des bâtiments et de leur exploitation. Contexte scientifique La littérature consacrée à la low-tech s'est structurée ces dernières années autour d'une critique de la fuite en avant technologique et des dépendances qu'elle engendre (Bihouix, 2014 ; Tanguy et al., 2023). Appliquée au bâtiment, cette littérature reste toutefois majoritairement centrée sur la phase de conception et sur la dépendance à la ressource : sobriété énergétique, choix de matériaux biosourcés ou réemployés, réduction du niveau d'équipement technique. Deux angles morts en découlent. Le premier concerne la phase d'exploitation : la maintenance et l'entretien, qui représentent pourtant l'essentiel de la durée de vie d'un bâtiment et conditionnent la performance réelle des solutions installées, sont peu traités comme objet de recherche à part entière. Le second concerne la nature même des dépendances étudiées. Au-delà de la ressource, la conduite d'une opération de maintenance mobilise des savoirs et savoir-faire, des outils de diagnostic, des pièces détachées, des prestataires et des chaînes d'approvisionnement, ainsi que des cadres contractuels et réglementaires. Ces dépendances d’ordres cognitives, organisationnelles, économiques restent largement implicites et sous développées dans les travaux existants. La caractérisation de ces dépendances soulève par ailleurs une question d'échelle. Analysée au seul niveau du bâtiment, la maintenance apparaît comme une somme d'opérations techniques ; replacée à l'échelle urbaine, elle révèle des réseaux d'acteurs, des filières, des compétences localement disponibles ou absentes, et des effets de dépendance mutualisés. Contexte opérationnel Du côté des acteurs institutionnels et économiques, de nombreux outils accompagnent aujourd'hui la gestion technique du patrimoine bâti. Nous pouvons citer :
- les outils de gestion de maintenance assistée par ordinateur (GMAO) et les plateformes de gestion technique du bâtiment (GTB) ;
- les démarches de modélisation des données du bâtiment (BIM d'exploitation, jumeaux numériques) et les labels associés à la connectivité des bâtiments ;
- les contrats d'exploitation et de maintenance externalisés, et les dispositifs de garantie de performance énergétique ;
- les démarches et retours d'expérience issus de la mouvance low-tech (chantiers démonstrateurs, guides praticiens, réseaux associatifs). Ces dispositifs partagent une orientation commune : ils vise